A écouter Donald Trump, « l’excursion » en Iran s’achève en feu d’artifice, et non en crépuscule inquiétant. La crise est finie, le conflit se referme, le prix de l’essence va chuter rapidement. Le programme nucléaire iranien ? Quelques détails techniques à régler au cours des deux mois à venir. Depuis la conclusion d’un protocole d’accord avec Téhéran, signé le 17 juin, l’administration Trump a déployé bien des efforts pour maquiller la réalité : celle d’un naufrage américain, faute d’objectifs réalistes et constants.
En janvier, la Maison Blanche a prétendu venir au secours de la population iranienne manifestant contre le régime. Il était question de renverser le pouvoir à Téhéran. Dans les premiers jours de la guerre, déclenchée le 28 février, un glissement s’opéra : la cible devenait le programme balistique, menaçant la région et au-delà. Les Etats-Unis ont décapité le régime, « par accident » selon Donald Trump, avec l’élimination de deux niveaux de responsables militaires et religieux. Le président américain a lancé une campagne de bombardements intenses et annoncé un triomphe militaire sur la base d’estimations exagérées. La capitulation de l’Iran ne venant pas, il a menacé de renvoyer ce pays « à l’âge de pierre », de détruire les ponts et les centrales électriques de l’Iran, d’anéantir la civilisation perse.
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