Ma semaine aura été scandée par des e-mails de ce genre :
“Le cours de danse de votre enfant est annulé en raison des fortes chaleurs.”
“La séance de gym est annulée.”
“Les cours du soir sont annulés.”
“La vie est annulée.”
Évidemment, je n’ai pas reçu ce dernier message – mais, en ressenti, c’est tout comme.
Cette semaine, la température en France [devrait] atteindre par endroits 43 °C. Il fait aussi chaud à Paris qu’à Delhi, à Doha ou dans le désert de Mojave. Très peu de foyers ont la climatisation, et ce n’est pas non plus la règle dans les hôpitaux, les écoles, les immeubles de bureau ou les cafés.
Contrairement aux États-Unis, où l’on trouve du répit aussi facilement qu’une boisson fraîche, la seule façon de se rafraîchir ici nécessite de sortir une heure pour aller au supermarché ou au cinéma, ou bien de mettre sa tête dans le compartiment à glaçons de son frigo.
Alors, dans un accès de panique surchauffée, j’ai acheté des billets de train pas chers pour rejoindre la bourgade normande de Trouville : une plage et un peu de fraîcheur, espérais-je.
Sauf que, si cette escapade improvisée m’a appris quelque chose, c’est que, face à cette canicule et au dérèglement climatique en général, il n’est nul abri, nul refuge, nulle cachette.
Un mur de chaleur
Mardi, quand les portes du
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