Les caméras des TV israéliennes sont désormais branchées sur le lent décompte des 430 000 à 480 000 derniers bulletins électoraux, dont la plupart correspondent au vote des militaires dans leurs bases ou sur les terrains d’opération. Dans la journée de jeudi 29 octobre, voire vendredi 30, le chiffre définitif des résultats devrait être publié. A quelques unités près, sauf nouvelle surprise, il devrait ressembler au tableau dressé par la commission centrale électorale mercredi 28, en fin de journée, avec la coalition Nétanyahou créditée de 53 sièges, le bloc d’opposition de 48 sièges, et les partis arabes de 19 sièges. Commencera alors le délai de sept jours, prévu par la loi, donné au chef de l’Etat, Isaac Herzog, pour désigner un premier ministre, censé ensuite former un nouveau gouvernement.
Israël s’était couché, mardi 27 au soir, avec le sentiment que Gadi Eisenkot, le leader de l’opposition, se trouvait en position plutôt favorable, selon les sondages sortis des urnes. L’Etat hébreu s’est réveillé, mercredi matin, avec le constat que, si Benyamin Nétanyahou avait perdu la majorité absolue obtenue en 2022, son concurrent avait perdu plus encore dans la bataille finale. « Les prochains jours seront décisifs et détermineront si Israël se retrouve une nouvelle fois dans une impasse politique, comme ce fut le cas en 2019 lorsqu’il y avait eu trois élections consécutives. Ou si, au contraire, nous approchons du moment où commenceront à apparaître des fissures au sein des blocs et une redistribution des cartes visant à empêcher un nouveau scrutin », explique Moran Azulay dans Ynet, le site du principal journal (centre droit).
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