« Notre chemin vers l’indépendance n’est pas encore terminé. Il ne sera achevé que lorsque nous aurons obtenu la souveraineté sur l’ensemble de nos îles et de nos mers. » La déclaration de Jotham Napat, le premier ministre de Vanuatu, devant le Parlement, est accompagné dans le Vanuatu Daily Post, qui rapporte ces propos, d’un photomontage sans équivoque : les portraits d’Emmanuel Macron et de Jotham Napat surplombant Matthew et Hunter, les deux îlots désertiques que se disputent Paris et Port-Vila.
La dureté du propos illustre l’exaspération croissante de Vanuatu sur ce dossier dans lequel les affaires internes de la France, notamment calédoniennes, ne cessent d’interférer.
La revendication de Vanuatu sur Matthew et Hunter n’est pas nouvelle. Elle date de 1983, trois ans après l’accession à l’indépendance du condominium franco-britannique. Aujourd’hui encore, la priorité numéro 1 de la politique étrangère de l’archipel est « la défense de notre souveraineté et l’intégrité de nos frontières », peut-on lire dans la feuille de route diplomatique édictée en 2024 par le ministère des affaires étrangères. « L’archipel de Vanuatu s’étend de l’île de Hui au Nord à l’île d’Hunter au Sud », est-il ajouté.
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