La riposte de l’armée de l’air tchadienne ne s’est pas fait attendre après les “assauts nocturnes dévastateurs” – comme les qualifiait Modern Ghana – des groupes djihadistes contre la base militaire de Barka Tolorom, qui ont fait 25 morts, dont deux généraux, et 46 blessés le 4 mai. “Des avions de chasse tchadiens ciblent des îles du lac Tchad contrôlées par Boko Haram, près des frontières entre le Nigeria, le Niger et le Tchad”, annonce Africa Radio. Le site panafricain précise que “les frappes auraient notamment visé l’île de Shuwa, décrite comme un bastion djihadiste et un important centre de pêche fréquenté par des pêcheurs nigérians”.

Conséquences de ces frappes : “Un responsable du syndicat des pêcheurs du lac Tchad affirme qu’au moins 40 pêcheurs nigérians sont portés disparus et seraient probablement morts noyés lors des bombardements.” La plupart des victimes viendraient de la ville de Doron Baga, sur les rives nigérianes du lac. Cette même localité avait été la cible d’un massacre ayant causé la mort de 2 000 personnes en 2015.

La presse nigériane ne commente pour le moment pas cette affirmation venue de chez son voisin, alors que son armée nationale est régulièrement accusée de bombarder des civils. Le dernier épisode en date remonte à quelques semaines, quand des avi