L’opportunité était trop belle pour qu’il ne la saisisse pas. Surfant sur un patriotisme exacerbé par les critiques adressées à l’Argentine sur le comportement de son équipe et de ses supporteurs pendant la Coupe du monde, Javier Milei a pris, une fois de plus, le pays de court.
Jeudi 30 juillet au matin, le président libertarien publiait, à la surprise générale, un décret de nécessité et d’urgence qui interdit l’entrée, ou rend passible d’expulsion, les étrangers « qui auraient diffusé des messages de haine, oralement ou par écrit, ou incité à la violence contre le peuple argentin dans son ensemble, ou contre un citoyen argentin, motivés par sa nationalité ».
Javier Milei a justifié une telle mesure par « les récentes manifestations d’hostilité contre la République argentine et les Argentins ». Pour en légitimer la « nécessité » et l’« urgence », dans son préambule, le décret constate « qu’ont considérablement augmenté les messages de haine et actes d’hostilité et de mépris dirigés spécifiquement contre le peuple argentin, sa culture et son identité nationale ».
Un élan qui a d’autant plus surpris, qu’en Argentine, le patriotisme est davantage associée au progressisme qu’à la droite, régulièrement accusée par ses opposants de « vendre la patrie ».
Il vous reste 73.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !