En 2024, rapportait alors la CBC, le gouvernement libéral avait décidé de réduire le nombre de travailleurs temporaires étrangers au Canada “après une augmentation historique qui, selon des experts, alimentait le chômage chez les immigrés [permanents] et les jeunes”. Il avait aussi fait le choix de ne plus autoriser les entreprises à embaucher plus de 10 % de leur main-d’œuvre par le biais du programme fédéral des travailleurs temporaires étrangers.
Des permis d’une durée de deux ans émis avant ces changements “arrivent désormais à expiration”, relatait le radiodiffuseur canadien en mars, ce qui a entraîné des pénuries de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activité. Avec pour conséquence une grogne persistante chez ces travailleurs temporaires. The Globe and Mail indique que, depuis un an, ces derniers ont manifesté dans plusieurs provinces.
Parmi celles-ci le Québec, où des entreprises “continuent de recruter à l’étranger, faute de main-d’œuvre”, alors que des employés “déjà recrutés et intégrés… perdent leur emploi”, signale La Presse. Ou encore le Manitoba : un ressortissant chinois, Ruby Lu, dont le permis de travail expire à la fin de 2026, a ainsi confié au Winnipeg Free Press, lors d’une manifestation organisée en juillet : “Nous venons ici pour quelques années, nous travaillons pendant quelques années, nous payons des impôts. Certains d’entre nous ont déjà acheté une maison.”
“Stimuler la croissance économique”
Le 9 septembre, note CIC News, les autorités de l’immigration ont annoncé la mise en place d’une mesure, effective depuis le 4 septembre, qui permet aux titulaires d’un permis de travail valide d’“étudier sans permis d’études” dans le cadre d’un programme d’une durée de six mois ou moins. En temps normal, explique le média spécialisé sur l’immigration, un ressortissant étranger peut étudier sans permis pour des programmes de six mois ou moins uniquement si son programme se termine avant la fin de la période de séjour initialement autorisée lors de son entrée au Canada.
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Cette nouvelle politique, explique le gouvernement, a pour but “de stimuler la croissance économique, de remédier aux pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs clés et d’aider les travailleurs et travailleuses temporaires admissibles à maximiser leur contribution au Canada” en acquérant des compétences prisées, “tout en continuant à travailler”. Ottawa précise que cette mesure ne constitue pas un nouveau moyen pour les travailleurs et travailleuses de venir au Canada et qu’il demeure “déterminé” à faire passer la population temporaire à moins de 5 % de la population totale (qui compte environ 41 millions d’habitants) d’ici à la fin de l’année 2027.
De plus, relève CIC News, cette politique temporaire peut être révoquée à tout moment, sans préavis. À la date du 30 juin, le Canada comptait plus de 1,5 million de travailleurs temporaires détenteurs d’un permis de travail, ainsi qu’environ 630 000 étudiants étrangers titulaires d’un permis d’études.
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