Loi d’urgence agricole : la ministre de la Transition écologique Monique Barbut va remettre sa démission. Son entourage a annoncé mardi qu’elle la présenterait d’ici le Conseil des ministres prévu mercredi matin. “Dans ma tête je n’ai pas d’autre option”, a dit Monique Barbut en petit comité après le vote de la loi d’urgence agricole qui inclut une réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’UE mais interdits en France. La ministre assure avoir été “confiante” jusqu’à lundi, forte de la garantie du président Macron et du Premier ministre Sébastien Lecornu que la porte ne serait pas rouverte à l’acétamipride. L’adoption du texte provoque une nouvelle “crise” en France, observe La Libre Belgique. Le débat autour de cette loi “a révélé de profondes fractures au sein du camp [macroniste], en particulier entre Sébastien Lecornu et Gabriel Attal, […] candidat à la présidentielle”, note Politico. Bien qu’ils se soient tous deux prononcés en faveur de la réintroduction de l’acétamipride, Attal a “regretté que le gouvernement ait autorisé l’introduction de cette disposition à un stade aussi avancé de l’examen du texte”, rapporte le site d’information.
Liban : l’armée dénonce des tirs israéliens dans une “zone pilote”. “La journée de mardi a été celle du déploiement [des forces libanaises] à Zaoutar el-Gharbiyé, mais elle a été assombrie” après que des soldats de Tsahal ont tiré en direction des militaires libanais, vers la mi-journée, rapporte L’Orient - Le Jour. Cette mission était prévue par l’accord-cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin selon lequel l’armée libanaise devait se déployer dans des “zones pilotes” évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays qu’il désigne comme “zone de sécurité” - sous réserve du désarmement du Hezbollah. Tsahal a réagi en affirmant avoir tiré “des coups de semonce en l’air” après l’entrée de soldats libanais dans une zone qui “ne faisait pas partie de la zone pilote”. Ces annonces sont intervenues alors que le président libanais Joseph Aoun, qui a parrainé l’accord avec Israël, était à Washington. Lors de son entrevue avec Donald Trump, il a insisté sur la nécessité d’un “retrait total” israélien pour avancer dans la mise en œuvre de l’accord-cadre. Le président américain a, lui, affirmé devant la presse vouloir “beaucoup aider” le Liban. Il a annoncé mardi la reprise des vols commerciaux directs entre les deux pays.
France : le Parlement interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe. Après le Sénat dans l’après-midi, les députés ont adopté par 279 voix contre 81 cette réforme, promesse d’Emmanuel Macron et mesure phare de la fin de son mandat, très regardée par d’autres pays européens envisageant des législations similaires. Le président de la République a immédiatement salué une “avancée majeure”, se félicitant que la France “ouvre la voie”. Sceptique, The New York Times, rappelle que l’Australie, qui a été le premier pays au monde à interdire certains réseaux sociaux aux moins de 16 ans, n’a “dans une large mesure pas réussi à empêcher” les adolescents d’y accéder. “Quant à l’interdiction envisagée en France”, note le quotidien américain, “son application relèverait probablement de l’Union européenne plutôt que des autorités françaises, qui disposent de moyens juridiques limités pour agir contre les grandes plateformes internationales”.
Le Maroc demande à l’Italie de “faire toute la lumière” sur le décès d’un Marocain lors d’une arrestation. Les autorités marocaines ont exigé mardi soir “que les responsabilités soient établies et que soit garantie la pleine application des mesures et procédures légales requises”, après la mort d’Abderrahim Fakir, 42 ans, plaqué au sol lors d’une interpellation dimanche à Bologne. “À l’aide, à l’aide ! ”, l’entend-on gémir à plusieurs reprises sur des images prises par un riverain, tandis que deux policiers l’immobilisent au sol. Une enquête a été ouverte lundi. Ce drame a provoqué l’indignation en Italie où un rassemblement a réuni lundi soir plusieurs milliers de personnes dans le centre de Bologne et a été émaillé par des heurts. La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a, elle, appelé mardi à rechercher “la vérité jusqu’au bout”. “Dans l’opinion publique marocaine, […] une conviction s’est installée avant même les conclusions de l’enquête : au-delà des responsabilités individuelles, ce drame interroge la place accordée aux immigrés marocains en Europe et le traitement qui leur est réservé”, observe Le Matin.
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