“Pendant la ruée vers l’or du Klondike, au tournant du XXe siècle, les orpailleurs se sont rendu compte qu’il n’y avait pas seulement de l’or dans les collines du Yukon, un territoire canadien. Il y avait aussi des fossiles – beaucoup, beaucoup de fossiles”, constate The New York Times. Les chercheurs d’or ont découvert encore autre chose : d’immenses galeries creusées par des spermophiles arctiques préhistoriques, de petits rongeurs, contenant des milliers de crottes préservées dans le permafrost.
Mais ces “coprolithes” – le nom scientifique des excréments fossilisés – paraissaient bien moins intéressants que les restes de mammouths ou de tigres à dents de sabre, si bien qu’ils ont été laissés là où ils se trouvaient. Une chance pour une équipe internationale de chercheurs actuelle, dont l’étude vient de paraître dans Nature Communications, et qui a découvert leurs secrets. Les crottes de spermophiles arctiques (Urocitellus parryii), ces rongeurs d’une quarantaine de centimètres de long des régions froides du nord du continent américain et de Sibérie, permettent en effet d’établir un état des lieux précis des écosystèmes du passé.
Un bestiaire riche et une flore variée
Interrogé par Science, Jeremy Austin, spécialiste de l’évolution à l’université d’Adélaïde, en Australie, expl
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Sur les sites archéologiques, des crottes de chien reconnues par intelligence artificielle
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