Deux soignants de l’hôpital Jabal-Amel, à Tyr, étaient toujours hospitalisés, vendredi 12 juin, après avoir été blessés par un bombardement israélien survenu à proximité de cette structure médicale privée, onze jours plus tôt. « Nous avons rouvert tous les services, mais l’unité des soins cardiaques a été transférée dans un autre département. Nous réparons les locaux », explique Wael Mroueh, le directeur, joint par téléphone. « Personne ne comprend ce que fait Israël », commente-t-il, condamnant la frappe du 1er juin qui a fait, au total, 39 blessés parmi son personnel médical.
Depuis le début du mois de juin, deux autres hôpitaux du Sud ont été endommagés par des attaques israéliennes toutes proches. Dans la région méridionale, la guerre se poursuit entre Israël et le Hezbollah, malgré le cessez-le-feu du 17 avril, et la population est constamment soumise à des ordres israéliens de déplacement forcé.
Dix membres de l’équipe de l’hôpital privé Hiram, également situé à Tyr, ont été blessés, jeudi 11 juin, lors d’un raid survenu à « environ 15 mètres » de l’établissement, selon le directeur, interrogé par l’Agence France-Presse. Le centre de santé avait déjà subi un incident similaire, le 31 mai. Le 2 juin, un médecin et cinq employés étaient blessés à l’hôpital public de Tibnine, par une frappe à proximité. Il s’agit du seul établissement fonctionnel dans le district de Bint Jbeil.
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