Des milliers d’Israéliens, parmi lesquels des colons et des militants de droite, ont marché, dimanche 19 juillet, en direction de la frontière avec la bande de Gaza, pour appeler le gouvernement à rétablir des colonies dans le territoire palestinien dévasté par la guerre, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).
Les manifestants se sont rassemblés près de la frontière. Ils ont ensuite convergé vers la clôture surplombant le nord du territoire, où les forces de sécurité israéliennes se sont déployées pour les empêcher d’aller plus loin.
Des images de l’AFP ont montré des participants agitant des drapeaux israéliens, tandis que des soldats et des policiers leur barraient l’accès à cette zone interdite.
« Nous marchons aujourd’hui pour dire au gouvernement israélien et montrer au monde entier que cette terre nous appartient, que Gaza nous appartient réellement et que nous voulons y retourner », a déclaré un participant, Daniel Sellem. « Nous y vivions avant d’en être expulsés en 2005 », a-t-il ajouté.
Les participants ont présenté cette mobilisation comme une démonstration de soutien au rétablissement de colonies juives dans la bande de Gaza, plus de vingt ans après le démantèlement de l’ensemble des implantations israéliennes.
D’autres marches organisées dans le passé
Selon Daniel Sellem, l’objectif est d’accentuer la pression sur le gouvernement afin qu’il autorise un retour dans la bande de Gaza. « J’ai bon espoir que cela fonctionnera et que nous y retournerons pour y vivre dès que possible », a-t-il affirmé.
Un autre participant, Yechiel Greenblum, a estimé que cette manifestation marquait le début d’une campagne en faveur du retour de communautés israéliennes dans l’enclave. « Nous organisons une grande marche de retour vers la bande de Gaza, là où les juifs ont vécu pendant des centaines, voire des milliers d’années », a-t-il affirmé, assurant que le retrait des colonies en 2005 n’avait été que temporaire.
Selon lui, il n’y a « aucune raison » empêchant les juifs de revenir s’installer dans le nord de la bande de Gaza, cette marche ne constituant « que le début » d’un effort plus large en faveur du rétablissement de colonies israéliennes.
Par le passé, d’autres groupes d’Israéliens avaient déjà organisé des marches vers la frontière avec Gaza, afin de faire pression sur le gouvernement du premier ministre Benyamin Nétanyahou, l’un des plus à droite de l’histoire du pays, pour qu’il rétablisse des colonies dans le territoire.
L’armée israélienne contrôle actuellement plus de 60 % de la bande de Gaza, où les violences quotidiennes se poursuivent, malgré le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, mouvement islamiste palestinien.