Un pétrolier de la compagnie émiratie Adnoc a été attaqué vendredi 14 août au soir en franchissant le détroit d’Ormuz, a annoncé samedi la compagnie publique dans un communiqué cité par l’agence officielle WAM.
« L’incident n’a fait aucun blessé, et la situation a été maîtrisée », a ajouté Adnoc, dont plusieurs pétroliers avaient déjà été visés jeudi et au cours de la semaine dernière par des attaques dans le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz, qui relie le Golfe – dont les Emirats sont riverains – à l’océan Indien, est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, à la fin de février, tandis que les Etats-Unis ont soumis les ports iraniens à un blocus.
Les attaques répétées dans le détroit ont contribué à faire voler en éclats un cessez-le-feu conclu en avril, tandis que les médiateurs appellent les deux camps à revenir aux termes du protocole d’accord signé en juin par Washington et Téhéran.
Vendredi, Abou Dhabi avait dénoncé une attaque par l’Iran de deux de ses navires affiliés à la compagnie Adnoc qui franchissaient le détroit d’Ormuz.
« Le ciblage de la navigation commerciale et l’utilisation du détroit d’Ormuz comme outil de coercition ou de chantage économiques représentent des actes de piraterie commis par le corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, et constituent une menace directe pour la stabilité de la région, de ses peuples, ainsi que pour la sécurité énergétique mondiale », a écrit le ministère des affaires étrangères émirati dans un communiqué.
Donald Trump veut qu’Ormuz soit « un territoire des Etats-Unis »
La semaine dernière, celui qui était alors chef de la sécurité iranienne, Mohammad Bagher Zolghadr, avait énuméré une longue liste de conditions pour que le détroit soit rouvert, notamment la fin de la « guerre et de l’agression contre l’Iran et ses alliés au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak ». Il avait également réclamé la levée du blocus naval américain, selon des déclarations rapportées par l’agence de presse Tasnim.
Donald Trump a, pour sa part, déclaré vendredi qu’une fois l’Iran battu il déclarerait le détroit d’Ormuz « territoire des Etats-Unis », sur un ton laissant penser qu’il plaisantait. Il a aussi défendu sa décision d’entrer en guerre pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, disant qu’il ne s’« excuserait jamais » pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.
« Une fois que nous aurons fini de battre l’Iran (…), bientôt je déclarerai le détroit d’Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis », a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York. Donald Trump répète que les Etats-Unis ont le « contrôle » du détroit, une affirmation que Téhéran a qualifiée de « mensonge ».