Depuis l’intérieur de sa tente couverte de paille, Fatima Cheikh Mohammad Bouya scrute la grande étendue rocheuse qui s’étire devant elle dans l’espoir d’apercevoir des clients en train d’arriver, de préférence des voyageurs souhaitant passer la nuit sur place. À 49 ans, elle est la gardienne de l’un des sites naturels les plus spectaculaires d’Afrique, la structure de Richat, souvent appelée l’“œil de l’Afrique”.
Cette gigantesque formation circulaire de plus de 40 kilomètres de diamètre se situe sur le plateau au relief accidenté de l’Adrar, en Mauritanie, à la lisière occidentale du Sahara. On ne peut la voir en entier qu’à partir des airs. Ses anneaux concentriques, qui forment un dôme, font penser à un œil immense, d’où son surnom. Selon certaines légendes, elle marquerait l’emplacement de la cité perdue de l’Atlantide, ce qui renforce son attrait auprès des personnes en quête d’aventure.
Ce sont ces touristes, qui arrivent souvent en groupe, les poches remplies de devises, que Mme Bouya voudrait attirer. Elle pourrait leur vendre une petite pierre en forme de dôme de Richat ou les héberger pour la nuit sous le ciel du désert en leur louant des tentes et en leur servant à dîner.
Assise sur un tapis rouge défraîchi dans son campement dans le désert, elle nous montre une zone
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