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Didier Fils-Aimé, sourire servile et bilan sous tutelle américaine

C’est un Alix Didier Fils-Aimé rayonnant, presque euphorique, qui a signé le dernier communiqué de la Primature sur sa rencontre avec la délégation américaine. Sourire carnassier, posture triomphante : le message est limpide, presque provocateur pour le peuple haïtien. « Ce que je fais ici

Didier Fils-Aimé, sourire servile et bilan sous tutelle américaine
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29 mai 2026
Didier Fils-Aimé, sourire servile et bilan sous tutelle américaine
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Didier Fils-Aimé, sourire servile et bilan sous tutelle américaine

  • by Rezo Nodwes
  • 29 mai 2026
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C’est un Alix Didier Fils-Aimé rayonnant, presque euphorique, qui a signé le dernier communiqué de la Primature sur sa rencontre avec la délégation américaine.

Sourire carnassier, posture triomphante : le message est limpide, presque provocateur pour le peuple haïtien. « Ce que je fais ici, mon inaction déguisée en action, mes choix stratégiques, mon bilan calamiteux, c’est exactement ce que Washington attend de moi. » Voilà ce que hurle en filigrane ce document officiel, diffusé avec la suffisance habituelle d’un pouvoir qui se sait protégé de l’extérieur.

Ce communiqué n’est pas une simple note diplomatique. C’est une déclaration d’allégeance. Fils-Aimé y parade les « échanges fructueux », le « soutien réaffirmé » et les promesses habituelles de coopération en sécurité et en processus électoral. Traduction réelle : « Messieurs les Américains, je suis votre homme. J’exécute la feuille de route que vous m’avez assignée, même si le pays sombre davantage. »

Le Premier ministre, homme d’affaires recyclé en sauveur de transition, semble croire que l’approbation de la Maison Blanche vaut absolution populaire. Grave erreur de calcul. Car pendant que le chef du gouvernement parade et sourit aux caméras américaines, le chronomètre de la transition tourne inexorablement vers le 7 juin 2026.

Cette échéance, issue du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, devait marquer un point de bilan et de réajustement. Au lieu de cela, elle révèle l’ampleur du fiasco. Plusieurs signataires du Pacte, ceux-là mêmes qui lui avaient offert un chèque en blanc en février, commencent à vomir leur déception et leur colère.

La gouvernance ? Partisane, opaque et concentrée entre les mains d’un seul homme qui s’accroche au fauteuil.

Les critiques ne sont plus murmurées : elles fusent. Des acteurs politiques et des organisations de la société civile accusent ouvertement Fils-Aimé de vouloir s’éterniser au pouvoir. Ils dénoncent une stratégie dilatoire visant à prolonger indéfiniment cette transition taillée sur mesure pour lui.

Certains vont plus loin et exigent purement et simplement son départ avant ou au plus tard le 7 juin. Le Pacte, censé être un contrat de confiance, se transforme en acte d’accusation. Ce que Fils-Aimé présente comme un « bilan validé par Washington » est perçu par beaucoup comme une trahison du consensus national au profit d’un alignement servile sur les intérêts étrangers.

Cette posture est d’une arrogance stupéfiante. Au lieu de répondre aux préoccupations légitimes des signataires du Pacte — lenteurs délibérées, opacité dans la gestion des fonds, nominations contestées, absence de résultats tangibles en matière de sécurité —, le Premier ministre préfère brandir le soutien américain comme un bouclier.

C’est le message subliminal envoyé à une population exsangue, épuisée par des années de promesses non tenues et de dirigeants qui gouvernent dos au peuple.

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