Le président américain, Donald Trump, rencontrera son homologue français, Emmanuel Macron, lundi 21 septembre, dans l’après-midi, à New York, où les deux dirigeants doivent participer cette semaine à l’Assemblée générale des Nations unies, a annoncé la Maison Blanche. L’entretien est prévu à 23 h 35, heure à Paris, selon l’agenda du président américain publié dimanche soir.
Donald Trump doit être reçu juste avant par le maire de New York, Zohran Mamdani, jeune élu issu de la gauche du Parti démocrate et opposant résolu à la politique du président républicain.
Emmanuel Macron rejoindra New York de Saint-Pierre-et-Miquelon, petit territoire français de l’Atlantique Nord proche du Canada, où le chef de l’Etat a rencontré dimanche le premier ministre, Mark Carney. Le président américain menace régulièrement le Canada d’annexion et a publié dernièrement une carte couvrant toute la région du drapeau américain, y compris Saint-Pierre-et-Miquelon.
Après son arrivée lundi à New York, Emmanuel Macron doit multiplier les entretiens consacrés aux crises internationales. Outre Donald Trump, il compte au cours de son séjour s’entretenir notamment avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’Elysée travaille également à plusieurs rencontres avec des dirigeants du Moyen-Orient, parmi lesquels le président iranien, Massoud Pezeshkian.
Une semaine diplomatique chargée à l’ONU
Cette accélération de l’agenda diplomatique se produira en toile de fond de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui se tiendra à New York du 22 au 28 septembre. Ce sommet, qui réunira cette année plus de 130 pays, y compris une délégation iranienne à qui un visa d’entrée aux Etats-Unis a été délivré malgré le contexte tendu entre les deux pays belligérants, a pour thème principal : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous. »
Le président français rencontrera aussi les principaux acteurs mondiaux de l’intelligence artificielle, sujet que Paris souhaite voir davantage pris en compte dans les enceintes internationales.
Lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, prévu mardi, il compte défendre « un multilatéralisme efficace » fondé sur des coalitions d’Etats et d’acteurs capables de produire des résultats concrets, selon l’Elysée. « L’organisation des Nations unies va mal » et « l’efficacité de l’action multilatérale aujourd’hui est douteuse », a estimé vendredi la présidence française lors d’un briefing à la presse, soulignant le désengagement progressif des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.