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Astronomie

Du laboratoire au mandat politique, quelle place pour la science et les scientifiques dans la sphère publique ?

Climatologie, recherche médicale, sciences sociales… Certains domaines scientifiques sont victimes de nombreuses attaques, ce qui inquiète les chercheurs. Pour réagir, ils tentent de se structurer afin que leur expertise pèse dans les débats.

Du laboratoire au mandat politique, quelle place pour la science et les scientifiques dans la sphère publique ?
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Vent de panique sur la science. Pendant qu’aux Etats-Unis l’administration Trump s’acharne sur les spécialistes du climat, de la recherche médicale ou du droit des minorités, en France, les alertes sur la dégradation du rapport à la science se multiplient. Baisse de 30 % des postes ouverts au concours des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et à l’université depuis 2007, attaques contre l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) dans les débats sur la loi Duplomb, minimisation du changement climatique ou de la toxicité des pesticides, destruction de preuves scientifiques… Autant de signaux négatifs que répertorient, dans leur essai Le Moment orwellien. La science face aux nouveaux obscurantismes (Seuil, 240 pages, 19 euros), Tamara Ben Ari, Olivier Berné et Emmanuelle Perez Tisserant, respectivement chercheurs à l’Inrae, au CNRS et à l’université Toulouse-II Jean-Jaurès.

Si 82 % des citoyens accordent toujours leur confiance à la science (Sciences Po/OpinionWay 2025), la classe politique tient-elle encore compte des données scientifiques pour la défense du bien commun ? « C’est ce qui fait notre démocratie !, prévient le professeur Jean-François Delfraissy, médecin immunologiste et président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Pendant la crise du Covid-19, les politiques ont globalement écouté les scientifiques, l’espérance de vie a chuté de trois mois, contre 2,7 ans aux Etats-Unis lors du premier mandat du président Trump. Mais le lien entre les deux reste fragile. Il existe un écart entre les ambitions de financement de la recherche et la réalité [3,3 % du PIB annoncés, 2,2 % accordés]. La formation scientifique des responsables publics est aussi trop faible. » A l’heure de la crise climatique, énergétique, diplomatique, technologique et de la menace sanitaire, le sujet prend une acuité particulière.

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