Les trois partis formant la coalition gouvernementale sortante au Maroc ont dominé les élections législatives, marquées par un taux de participation d’à peine 38 %, au plus bas depuis près de vingt ans, selon des résultats annoncés jeudi 24 septembre.
Le Parti Authenticité et modernité (PAM) remporte 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. Sans majorité absolue, il devra former une nouvelle alliance avec d’autres partis.
Le Rassemblement national des indépendants (RNI), dont est issu l’actuel chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, arrive deuxième avec 66 députés. Le Parti de l’Istiqlal, également présent dans l’actuelle coalition, est troisième avec 65 sièges. Quoi qu’il en soit, le futur chef du gouvernement sera issu des rangs du PAM.
Qui pour former le nouveau gouvernement ?
Le roi Mohammed VI choisira la personne chargée de former un gouvernement de coalition pour cinq ans. Parmi les noms qui circulent, on trouve celui de Fouzi Lekjaa, ministre chargé du budget, mais surtout président de la Fédération royale marocaine de football, alors que le pays coorganisera la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Fatima Ezzahra El-Mansouri, ministre de l’aménagement du territoire et maire de Marrakech, est également pressentie par la presse pour devenir la première femme à prendre la tête d’un gouvernement.
Le Parti de la justice et du développement (PJD), parti islamiste d’opposition, qui a notamment fait campagne sur la lutte contre la corruption, quadruple le nombre de ses sièges en en remportant 54, contre 13 précédemment.
Le PJD a mis en avant dans son programme le pouvoir d’achat, l’amélioration des services publics comme la santé et l’emploi des jeunes, alors que l’abstention de la jeunesse était l’un des principaux enjeux de ces élections qui se sont tenues moins de deux mois après la crise migratoire de Ceuta, et un an après le soulèvement de la jeunesse marocaine sous l’impulsion du mouvement GenZ 212.