L’idée avait jailli fin juillet lors d’une conversation entre Emmanuel Macron et le roi Abdallah II de Jordanie, récoltant le soutien appuyé du président libanais, Joseph Aoun. L’Elysée accueillera, le 17 septembre, un sommet international consacré au renforcement de l’armée libanaise dans sa lutte contre le Hezbollah. De quoi offrir « un démenti cinglant à l’idée que nous ne serions pas dans le coup au Liban », indique un proche du président de la République. Depuis la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France, le 22 septembre 2025, Israël, ulcéré par cette initiative, s’efforce de tenir Paris à distance du règlement des crises diplomatiques au Moyen-Orient, notamment du dossier libanais. « Israël veut être seul avec les Libanais. Mais la France agit sans arrière-pensée, pour la sécurité du Liban, pour la restauration de son Etat et de sa souveraineté », insiste-t-on dans l’entourage du président français.
Le 26 juin, l’accord-cadre, signé entre l’Etat hébreu et le Liban pour obtenir un cessez-le-feu et le retrait progressif de son armée qui mitraille les positions du Hezbollah sans épargner les civils, s’est fait sous médiation américaine, sans que la France ni d’autres pays européens aient leur mot à dire. La présence du président libanais aux côtés d’Emmanuel Macron, jeudi, témoigne donc de la ténacité française à l’égard de ce dossier si cher au chef de l’Etat, alors que le processus de désarmement du Hezbollah dans les zones pilotes fixées par l’accord-cadre semble patiner. « Les zones pilotes, ça n’avance pas car l’armée israélienne ne facilite pas le mouvement des Forces armées libanaises [FAL]. Les FAL ont déployé des troupes, mais pas de façon à saturer la zone. Il n’y a pas eu de découverte de caches d’armes », estime une source onusienne.
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