Jamais l’Algérie n’avait connu d’incendies d’une telle ampleur. Entre le 26 et le 30 août, des feux d’une violence inouïe ont balayé les montagnes et le littoral de l’Est algérien. Depuis le bilan provisoire de 12 morts arrêté le mercredi 26 août par le ministère de l’intérieur, aucune donnée réactualisée n’a filtré des canaux officiels. Mais, selon un décompte indépendant, le nombre de victimes dépasse les 200 morts.
Des bourgs entiers ont été décimés, à l’image d’El Djemaa Beni Habibi, localité accrochée aux hauteurs de la wilaya de Jijel, à 300 kilomètres à l’est d’Alger. Sur la page officielle de la municipalité, une liste égrène les noms de plus de 70 personnes mortes dans les incendies.
D’après la journaliste Nozha Khelalef – qui s’est appuyée sur des avis de décès, les pages officielles des assemblées communales et des associations locales –, le bilan dans la seule wilaya de Jijel s’élèverait à au moins 200 morts. Un décompte, toujours en cours, qui témoigne de l’ampleur d’un drame que l’absence de bilans officiels ne parvient pas à masquer.
Epicentre du sinistre, la wilaya de Jijel a vu sa bande côtière et montagneuse balayée par les flammes sur 100 kilomètres en quelques heures, mercredi, entre Ziama Mansouriah et El Milia. La puissance des brasiers et l’épaisseur des fumées étaient telles qu’elles ont été capturées par le satellite européen Copernicus Sentinel-3, dont les prises de vue montraient un panache s’étirant jusqu’à la frontière tunisienne.
Il vous reste 69.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !