Des nuits passées à négocier, “des pichets d’eau vides” sur la table et un air des plus pesants dans l’atmosphère. Puis, enfin, une “fumée blanche”. Mardi 29 septembre, les médias espagnols, à l’instar du site indépendant Diario Sabemos et du journal en ligne de gauche Eldiario.es, bouillaient à l’idée de savoir si les partenaires de gauche au sein du gouvernement en Espagne parviendraient à s’entendre sur les réponses à apporter à la crise du logement qui secoue le pays.

C’est chose faite avec l’approbation, en conseil des ministres, de deux décrets royaux, qui doivent être désormais approuvés au Congrès des députés. Le vote aura lieu le vendredi 2 octobre, annonce la presse espagnole. Il s’effectuera dans un contexte de forte pression sociale et politique, quelques jours après l’expulsion de Maricarmen Abascal, une octogénaire dont l’appartement madrilène a été racheté par un fonds d’investissement spéculatif qui lui réclamait un loyer exorbitant.

Le sort du second décret en suspens

À en croire le journal La Vanguardia, le premier décret devrait passer sans accroc l’épreuve du vote au Parlement, où le gouvernement ne dispose pourtant pas de majorité stable. Il comprend notamment la suspension des expulsions de logements “jusqu’en 2030”, l’interdiction pour les fonds vautour d’