Depuis son exil marocain, Umaro Sissoco Embaló joue l’apaisement. L’ancien président de la Guinée-Bissau (2020-2025) appelle ses partisans à la “sérénité” et leur demande de ne “rien faire” qui puisse compromettre la paix et la sécurité du pays, rapporte le quotidien bissau-guinéen O Democrata. Renversé par le coup d’État du 26 novembre 2025, trois jours après une présidentielle dont les résultats n’ont jamais été proclamés, il assure vouloir “préparer démocratiquement” les prochaines échéances électorales.

“Nous sommes tous Guinéens et condamnés à vivre ensemble. Nous devons donc placer la paix, la stabilité, la réconciliation nationale et l’intérêt de la Guinée-Bissau au-dessus de nos divergences politiques”, écrit-il, cité par O Democrata.

Une prudence qui n’entame en rien ses ambitions. La situation est pour le moins singulière dans ce petit État lusophone d’Afrique de l’Ouest : Embaló entend se présenter à l’élection présidentielle fixée le 6 décembre, en même temps que des législatives, mais les militaires qui l’ont renversé lui interdisent pour l’heure de rentrer au pays. Son retour à Bissau, annoncé pour ce dimanche 4 octobre, a été bloqué par le haut commandement militaire. Selon Última Hora, celui-ci invoque des impératifs de “sécurité nationale” et de “préservation de