C’est à la hâte qu’a été organisé le référendum constitutionnel pour lequel les Bissau-Guinéens sont appelés aux urnes, dimanche 30 août. Arrivé à la tête du pays lusophone ouest-africain par un coup d’Etat en novembre 2025, le général Horta N’Tam a annoncé le 6 juillet par décret qu’il appelait ses concitoyens à se prononcer sur une révision de la loi suprême. L’enjeu est de taille pour ce pays rompu aux coups d’Etat et à l’instabilité politique. Alors que l’élection présidentielle qui doit mettre fin à la transition est promise pour le 6 décembre, cette réforme concentrerait les pouvoirs dans les mains de l’exécutif en instaurant un régime présidentiel à la place du régime parlementaire aujourd’hui en vigueur.
Le chef de l’Etat désignerait le premier ministre, dirigerait les conseils de gouvernement et aurait le pouvoir de dissoudre le Parlement monocaméral. Le nombre de députés serait réduit de 102 à 65, ce qui affaiblirait les plus petites formations politiques. Le nouveau texte prévoit aussi des mesures symboliques, comme renommer Assemblée nationale l’actuelle Assemblée nationale populaire – une référence à la lutte armée marxiste-léniniste contre la colonisation portugaise qui permit l’indépendance, en 1974.
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