Le Diamond Horn Palace [le “palais du klaxon de diamant”] n’a de palais que le nom. C’est en fait une petite boutique qui vend tout un capharnaüm de klaxons et autres accessoires automobiles à Chandni Chowk, un vieux quartier de Delhi [agglomération dans laquelle se trouve la capitale de l’Inde, New Delhi] grouillant de vie. Mais derrière son apparence modeste se cache une activité florissante. “Les gens qui achètent des motos et des voitures très cher s’aperçoivent au bout de deux ou trois mois que leur avertisseur ne leur permet plus d’affirmer la présence de leur véhicule comme ils le voudraient”, explique Mustafa Ahmed, le propriétaire du magasin.
“Je les remets à neuf pour trois fois rien. On dit de moi que je suis un peu magicien !”
Le caractère florissant de l’entreprise de M. Ahmed devrait sonner comme un avertissement pour l’Inde. Il suffit de faire un pas dans une rue du pays pour en comprendre la raison, sans avoir à tendre l’oreille. En effet, les villes indiennes sont parmi les plus bruyantes au monde, selon des données recueillies en 2022 par l’ONU : les niveaux sonores dans les rues de Delhi avoisinent en moyenne les 75 décibels, soit quatre fois le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé ; dans certaines agglomérations, on a recensé des pics à pl
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Pourquoi j’aime le chaos de l’Inde
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