Quinze après la chute du régime de Muammar Kadhafi et plus d’une décennie après la partition du pays qui l’a suivie, la Libye n’en a pas fini avec le chaos politique. Alors que les États-Unis multiplient depuis avril les efforts pour réunifier les deux camps antagonistes de l’Est et de l’Ouest, deux événements distincts sont venus perturber ce processus en début de semaine.

Lundi 10 août au soir, le chef du renseignement militaire des forces de l’Est libyen aux ordres de Khalifa Haftar, le général Fawzi Al-Mansouri, a été tué dans l’explosion d’une voiture piégée à Benghazi, fief du gouvernement dit “de stabilité nationale” (Est), rapporte Tunisie Numérique.

Le lendemain soir, un incendie provoqué par une frappe de drone a touché la raffinerie de pétrole de Zawiya, la deuxième plus grande du pays, à l’ouest de Tripoli. C’était la troisième frappe de drones en seulement deux jours, recense Middle East Eye, dans un contexte d’affrontements armés entre milices rivales à Zawiya qui “cherchent probablement à faire pression sur le Gouvernement d’unité nationale [à Tripoli]”, chargé de sécuriser la raffinerie, ajoute Al-Jazeera.

Ces incidents, qui n’ont a priori aucun rapport entre eux, viennent mettre à “rude épreuve” le plan de paix américain et la sérénité des négociations “entre le