La visite officielle de Massad Boulos en Libye s’est transformée en véritable marathon diplomatique. Mardi 7 et mercredi 8 juillet, le conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique a enchaîné les réunions, les poignées de main et les séances photo dans les principales villes de l’Ouest et de l’Est de la Libye, un pays de facto scindé en deux. Du premier ministre du « gouvernement d’union nationale » Abdel Hamid Dbeibah, qui dirige l’Ouest, au maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est, en passant par les notables de Misrata ou encore le gouverneur de la Banque centrale libyenne, Naji Mohamed Issa Belqasem, l’émissaire américain a rencontré l’ensemble des figures politiques libyennes.
Son objectif : faire avancer le plan américain pour le pays, surnommé « l’initiative Boulos », visant à « unifier les institutions du pays », comme il le répétait à l’issue d’une réunion organisée le 6 juillet à Malte, entre les lieutenants d’Abdel Hamid Dbeibah et Saddam Haftar, le fils du maréchal Haftar, vice-commandant de l’Armée nationale libyenne. Depuis septembre 2025, Washington tente de faire accepter aux deux exécutifs rivaux un accord, dont le contenu détaillé reste secret. Une entreprise laborieuse. A ce stade, la seule avancée institutionnelle obtenue par l’administration du président américain Donald Trump a été l’adoption, à la mi-avril, d’un premier budget unifié.
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