Dans ses pages, le quotidien pro-Kremlin Izvestia rapporte l’adoption d’une nouvelle loi en reprenant son intitulé officiel, à savoir “l’introduction de restrictions temporaires pour les citoyens résidant à l’étranger qui se soustraient à une sanction pénale ou administrative”. Le journal en exil The Moscow Times en fait une présentation tout autre : ces restrictions “draconiennes” visent les Russes “condamnés par contumace pour des accusations politiques”. Le média cite, entre autres, “le non-respect de la loi sur les ‘agents de l’étranger’, la participation aux activités ‘d’organisations indésirables’, la ‘discréditation’ des forces armées, les appels à l’adoption de sanctions [contre la Russie] ou à la ‘violation de l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie’”.
Le ministère russe de la Justice va ainsi constituer une liste des personnes concernées, informe The Moscow Times, qui énumère les organismes auxquels cette base de données sera transmise – au ministère de l’Intérieur, aux services de renseignement du FSB, au Service fédéral des huissiers de justice ou encore à l’administration fiscale.
Adoptée par la Douma, la chambre basse du Parlement russe, puis par le Conseil de la Fédération – la chambre haute –, la loi a été validée par Vladimir Poutine le 4 août. Elle
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Dans les capitales européennes, la “pâle imitation de la vie” des émigrés russes
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