Près de neuf ans après son départ pour la Belgique, Carles Puigdemont peut rentrer en Espagne sans risquer d’être arrêté. Mardi 6 octobre, le Tribunal suprême espagnol a levé le mandat d’arrêt national qui visait l’ancien président indépendantiste de la Catalogne depuis la tentative de sécession de 2017, ainsi que ceux de deux de ses anciens conseillers.
La décision est intervenue après que la cour constitutionnelle a jugé que la loi d’amnistie définitivement adoptée en mai 2024 devait également s’appliquer au détournement de fonds publics reproché aux dirigeants indépendantistes. Ce délit était le dernier motif qui permettait à la justice de maintenir le mandat d’arrêt contre Carles Puigdemont.
Dans une brève déclaration depuis Waterloo (Belgique), où il réside, l’ancien dirigeant séparatiste n’a donné aucune indication sur la date d’un éventuel retour. « Nous sommes partis en exil pour défendre les droits du peuple catalan ; nous reviendrons non pas au service de nos partis, mais au service de notre pays », a-t-il affirmé. S’il a salué la fin de « neuf années de répression politique », il a souligné que la décision ne réglait pas « le conflit entre l’Espagne et la Catalogne » et y a vu « la défaite des différents pouvoirs publics espagnols qui ont empêché et retardé l’application de la loi d’amnistie ».
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