“Pendant des siècles, les éclipses furent les moments les plus inquiétants du calendrier, rappelle le journal espagnol El Mundo. Le soleil disparaissait en plein jour, les animaux se comportaient de manière étrange et le monde semblait s’arrêter pendant quelques minutes. Pour de nombreuses cultures, ce n’était pas de l’astronomie, c’était un avertissement.” Dans la Chine antique, relate par exemple La Vanguardia, “on croyait qu’un dragon céleste tentait de dévorer le Soleil” et “la population descendait dans les rues en frappant sur des tambours, des gongs, des casseroles ou tout autre objet capable de produire un grand vacarme, dans l’espoir d’effrayer la créature et de la forcer à libérer l’astre”.

Aujourd’hui, “bien sûr, nous savons exactement de quoi il s’agit, écrit BBC Sky at Night : les éclipses surviennent lorsque le Soleil, la Lune et la Terre ‘s’alignent’ correctement dans le ciel”. Mais avant le XVIe siècle et la découverte de l’héliocentrisme − c’est-à-dire le fait que le Soleil est au centre d’un système solaire composé de planètes −, permise par les observations de l’astronome polonais Nicolas Copernic, nos ancêtres étaient dans l’obscurité. En proie à la peur et au doute, ils s’interrogeaient : quelle sorcellerie était-ce, et que voulaient signifier les dieux, en