En début de semaine, la mise à mort par peloton d’exécution de l’ancien major Nidal Hasan avait été approuvée par la Maison-Blanche, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce 8 octobre, le Pentagone a annoncé le retour d’une autre pratique que l’on croyait révolue aux États-Unis : celle des exécutions publiques. Le ministère de la Défense a assuré que la mort de l’auteur d’une fusillade de masse sur la base militaire de Fort Hood (Texas), en 2009, serait filmée et diffusée en direct le 3 décembre. D’après The New York Times, une telle action publique “n’a pas été mise en place aux États-Unis depuis près d’un siècle”.
Pour The Washington Post, cette annonce “va à rebours de décennies de pratiques établies concernant la peine de mort”. Et pose “de nombreuses questions juridiques et éthiques, qui incluent aussi la manière dont on pourrait diffuser les images de l’exécution, et qui aurait le droit de les visionner”. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, notamment, a estimé auprès de l’Agence France-Presse qu’une telle mise à mort “représenterait une violation de l’interdiction absolue de la torture” et qu’elle constituerait “une forme de punition ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant”.
“Il y a aujourd’hui très peu de pays où des exécutions pu
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