L’enquête sur l’attaque à l’engin explosif lundi soir à Monaco a été ouverte pour « tentative d’assassinat » et une « qualification terroriste » n’est pas retenue à ce stade, a déclaré mardi 30 juin le procureur général de la Principauté, Stéphane Thibault, en conférence de presse.
L’enquête de flagrance, confiée à la sûreté publique et à la police judiciaire, a été ouverte « des chefs de tentative d’assassinat et de dépôt sur la voie publique de substances ou engins explosifs », a-t-il précisé. « Ce n’est donc pas une qualification terroriste et, j’insiste là-dessus, nous n’avons pas pour l’instant les éléments pour retenir cette qualification. »
Le procureur n’a pas confirmé l’identité des victimes. La cible présumée est, selon plusieurs médias – dont l’Agence France-Presse (AFP), citant une source proche du dossier – un richissime homme d’affaires d’origine ukrainienne, Vadim Ermolaev, résident permanent à Monaco.
L’attaque a fait trois blessés directs, un homme grièvement blessé mais dont les jours ne sont plus en danger mardi, une femme en état « d’urgence absolue » dont les jours sont toujours en danger et un adolescent, plus légèrement blessé, a détaillé M. Thibault.
L’auteur de l’attaque toujours en fuite
Rappelant les faits, il a affirmé que, lundi soir, juste avant 21 heures, « un homme seul » s’était présenté devant l’immeuble, déposant « un colis qui est en cours d’identification. » Peu de temps après, « les trois occupants de l’appartement du rez-de-chaussée » arrivent et le colis explose.
Quant à la cible présumée de l’attaque, M. Thibault a affirmé que l’homme était résident monégasque depuis au moins 2021. « Nous n’avons aucune enquête le concernant à Monaco, et à notre connaissance il n’est pas recherché par une autorité étrangère. »
Alors que l’auteur de l’attaque est toujours en fuite, le procureur a annoncé que les services monégasques et les autorités françaises étaient « à sa poursuite pour l’identifier et l’interpeller, j’espère, rapidement. » « Vu les moyens que nous mettons j’espère que ça pourrait intervenir assez vite », a-t-il déclaré. Il n’était pas en mesure de dire si l’assaillant avait bénéficié d’une aide pour s’enfuir.
« C’est [à la] limite avec Beausoleil, donc il s’est enfui, a priori, par voie pédestre, et les policiers français qui sont limitrophes sont aussi intervenus pour l’identifier et essayer de remonter sa course. C’est en cours d’investigation », a complété le magistrat.