« A Ankara, nous allons montrer au monde entier que nous tenons les engagements financiers que nous avons pris à La Haye [aux Pays-Bas] en 2025. » En visite à Washington, le 24 juin, deux semaines avant l’ouverture du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dans la capitale turque, mardi 7 juillet, le secrétaire général, Mark Rutte, espérait encore amadouer Donald Trump et lui démontrer que les Européens prennent au sérieux le renforcement de leur défense collective réclamé par les Etats-Unis.
Mais le président américain n’en démord pas. Après avoir traité l’OTAN de « tigre de papier », il a qualifié, le 2 juillet, de « ridicule » le fait que Washington entretienne une relation « unilatérale » avec l’organisation, accusant les alliés, notamment l’Allemagne, de ne pas assez dépenser par rapport aux Etats-Unis. De quoi raviver les tensions entre la Maison Blanche et ses alliés.
A Washington, le 24 juin, Mark Rutte l’a pourtant rappelé à Donald Trump : « Au cours de la dernière décennie, les alliés européens et le Canada ont dépensé 1 200 milliards de dollars [1 050 milliards d’euros] supplémentaires pour la défense. » Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022, et plus encore depuis 2025 – quand ils se sont engagés à investir jusqu’à 3,5 % de leur produit intérieur brut (PIB) dans leur défense d’ici à 2035 –, les Européens se sont mis en ordre de marche.
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