« La pauvreté n’est pas qu’une question d’argent, et la faim n’est pas un mal que l’on peut vaincre avec des chiffres fournis par un gouvernement populiste à une organisation facilement manipulable d’un ordre mondial en crise et en déclin. »
La FAO a certifié « Faim zéro » en République dominicaine à la veille de l’ouverture des Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes.
Ce n’est pas un hasard. La post-vérité est un outil utilisé par la dictature médiatique mondiale pour créer des mythes et transformer mensonges et demi-vérités en vérités.
Luis Abinader, gouverneur d’une colonie ou président du protectorat américain dans ce pays, est le laquais préféré du Pentagone dans les Caraïbes, et la FAO semble suffisamment influencée par la Maison-Blanche pour approuver ces inepties.
Il faut rappeler à la FAO et à Luis Abinader qu’aucun pays au monde n’a jamais atteint durablement l’objectif « Faim Zéro » grâce aux politiques sociales.
C’est d’autant plus vrai dans un pays où la pauvreté générale, mesurée par les salaires, touche 49,7 % des hommes et 56,8 % des femmes actives et leurs personnes à charge, et où l’extrême pauvreté affecte 23,3 % des hommes et 28 % des femmes, selon des études menées par la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université autonome de Saint-Domingue (UASD) et la Fondation Bosch.
Ici, aucune formule magique n’a été trouvée pour que l’oligarchie capitaliste dominante (entreprises transnationales et milliardaires « créoles »), quel que soit le parti de droite au pouvoir et le président, renonce à son appétit vorace pour cet objectif.

La pauvreté n’est pas qu’une question monétaire, et la faim n’est pas un fléau que l’on peut vaincre avec des chiffres brandis par un gouvernement populiste devant une assemblée manipulable d’un ordre mondial en crise et en déclin.
Des inégalités criantes engendrent différentes formes de faim.
- Besoin d’une alimentation saine et non toxique.
- Besoin de vitamines et de protéines.
- Manque de sommeil dû à la surpopulation.
- Besoin de soins de santé, exacerbé par la cupidité des entreprises privées du secteur de la santé et la dégradation des services publics.
- Besoin de sérénité, d’une vie digne et sûre. Nutrition.
- Besoin de repos et de loisirs.
- Pénurie d’eau potable.
- Besoin de logements décents.
- Besoin de droits fondamentaux.
L’Amérique latine et les Caraïbes sont la région du monde la plus inégalitaire en termes de répartition des revenus, et la République dominicaine est l’un des pays les plus inégalitaires de cette région.
Selon les données d’Oxfam, les 10 % les plus riches de la région possèdent 71 % des richesses, et les 1 % les plus riches en concentrent 40 %. Autrement dit, 32 multimillionnaires ont amassé des fortunes équivalentes à la richesse de 300 millions de personnes, soit la moitié de la population la plus pauvre de la région.
En République dominicaine, on compte environ 265 milliardaires, et les revenus générés par leur fortune sont si exorbitants qu’une personne appartenant aux 20 % les plus pauvres du pays devrait travailler 214 ans pour gagner, en dollars américains, ce que l’un de ces 265 milliardaires dominicains gagne en un seul mois.
Parmi ces milliardaires se trouve une petite élite : les Vicini, Corripio, Rainieri, Risek, Estrella, ainsi que les propriétaires de Barrick, AES, Total Energy, Texaco, Shell, McDonald’s et leurs proches.

S’attaquer aux racines de ce problème crucial ne se résume pas à blâmer un président ou un parti en particulier. Il ne s’agit pas de simplement changer de visage, ni de réduire la capacité d’un gouvernement à mentir.
La domination du grand capital privé est structurelle et doit être combattue à la racine, car elle constitue un système de domination à part entière : avec sa classe dirigeante, son État, son pouvoir, son idéologie, sa culture…
Il suffit de regarder la pauvreté, la faim et les inégalités dans les rues des États-Unis, le pays capitaliste le plus riche du monde.
Regardez-les chez les marginaux qui pullulent dans les décharges de ce pays. Aux feux de circulation. Sur les rives du fleuve Ozama. Dans le quartier El Café d’Herrera. Dans les bateyes de La Romana. Dans la pauvreté rurale et dans les bidonvilles qui entourent chaque ville.
Malnutrition infantile due à la toxicomanie. Maladies évitables dues à la toxicomanie.
Cette tragédie sociale exige une façon de penser et d’agir qui dénonce cette domination, en soutenant un programme de transformation.
Elle exige la création d’un contrepoids et sa transformation en pouvoir populaire dans tout le pays : « l’exercice direct, démocratique et participatif du pouvoir par le peuple dans la prise de décision ».
Les Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes passent inaperçus, mais la pauvreté et la faim persistent, exacerbées par les guerres imposées par les États-Unis. Ces guerres sont soutenues sans la moindre honte par Abinader, la droite dominicaine, l’extrême droite dominicaine, ainsi que par les grandes entreprises minières américaines et européennes implantées ici.
Aporrea News 28 juillet 2026
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