François Bayrou, qui s’était dit soulagé de « la fin d’un cauchemar de sept ans » après avoir été relaxé, le 5 février 2024, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du MoDem, va de nouveau passer un pénible moment dès mercredi 9 septembre, avec l’ouverture de son procès en appel à Paris, prévu pour durer près d’un mois. L’ancien premier ministre, qui n’est pas candidat à l’élection présidentielle, va ainsi être rejugé trente et un mois après un premier procès, un délai habituel.
L’affaire est un décalque de celle des assistants du Front national (FN), qui a valu, le 7 juillet, à Marine Le Pen une condamnation à trois ans de prison, dont deux avec sursis, mais en modèle réduit. François Bayrou est lui aussi poursuivi, avec dix autres prévenus, ainsi que l’Union pour la démocratie française (UDF) et le MoDem, pour détournement de fonds publics – les assistants parlementaires européens, payés par Strasbourg, sont accusés d’avoir travaillé en réalité pour le parti. Mais le dossier ne vise que six assistants (sur 131, pour une période de treize ans), dix contrats, et un préjudice de 293 253 euros pour le Parlement européen – contre une quarantaine de contrats et des détournements de 4,4 millions d’euros reprochés au parti d’extrême droite.
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