Cet été, de l’autre côté de la Manche, “les chiffres de la Premier League ont perdu tout contact avec la réalité”, se désole The Guardian. En quelques semaines, le mercato a battu tous les records, crevé tous les plafonds, repoussé toutes les limites. Ce spectacle “chaotique et excessif”, comme le qualifie Barney Ronay, spécialiste du ballon rond pour le quotidien londonien, s’est soldé le 1er septembre au soir par un montant total démentiel.

En tout, les vingt clubs de Premier League ont dépensé plus de quatre milliards d’euros pour renouveler leurs effectifs en vue de la saison 2026-2027. Soit près de quatre fois le montant investi à l’été 2021, signe d’un emballement rapide du mercato. “Quand on voit la frénésie, on pourrait se croire juste avant la crise [financière] de 2008”, raille Barney Ronay.

Puissante machine culturelle

Au moment d’aborder les compétitions européennes (la Ligue des champions dès ce 8 septembre, puis la Ligue Europa le 17 septembre et la Ligue Conférence le 15 octobre), les clubs anglais toisent leurs rivaux du continent depuis le sommet d’une montagne de liquidité.

Quelques comparaisons éloquentes : le vice-champion d’Angleterre Manchester City a dépensé, cet été, presque autant que les 18 clubs de Ligue 1 réunis. Dans la même veine, les trois promus –