Par Antonin Honiat
- Le 20 juillet 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Ngema a effectué une visite d’État de trois jours en France, le plus haut rang protocolaire, marqueur de l’importance donnée par Paris à ce pays d’Afrique centrale.
- Les discussions ont porté sur l’avenir de la base militaire française de Libreville, la préservation de la forêt gabonaise et les partenariats économiques, notamment sur le manganèse, dont l’exportation brute est interdite depuis mai 2025.
- Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique continentale souverainiste où les États africains cherchent à redessiner leurs partenariats avec plus d’horizontalité.
La visite d’État de juillet 2026, symbole de la renaissance d’un partenariat historique
Dîner élyséen, visite du château de Versailles, séquence mémorielle au mont Valérien et à la tombe du Soldat inconnu. Cela fait 42 ans qu’un chef d’État gabonais n’avait pas été reçu en visite d’État. Le message visé par les deux parties était clair, l’objectif n’était pas seulement la reprise des relations diplomatiques d’avant le coup d’État d’août 2023, mais de donner un nouveau souffle à la relation pour concrétiser la formule de « partenariat d’égal à égal ».
Le bilan matériel a consacré une avancée majeure pour la modernisation du Transgabonais avec un plan de 312 millions d’euros de financement via proparco. Au-delà de ce bilan strictement matériel, la visite a acté la rénovation du partenariat sur trois axes majeurs le protocole industriel avec Eramet sur la transformation du manganèse ; la lettre d’intention sur le camp militaire de Gaulle de Libreville, actant le transfert du foncier vers l’État gabonais et la rebaptisation de l’emprise, ainsi qu’un volet consacré à la préservation des forêts du bassin du Congo. S’y ajoute un signal diplomatique fort : la coprésidence franco-gabonaise du G7++ des Amis du golfe de Guinée, dont la réunion ministérielle se tiendra à Libreville en novembre 2026.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !