Trois personnes, dont un enfant, ont été tuées par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, ont annoncé, lundi 21 septembre, à l’Agence France-Presse (AFP) les hôpitaux où ils ont été pris en charge. La défense civile, organisme de secours qui opère sous l’autorité du Hamas, a confirmé à l’AFP l’identité des victimes. Neuf blessés ont par ailleurs été hospitalisés, selon la même source. Contactée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.
Un enfant, âgé de 11 ans selon la défense civile, est mort après que des chars israéliens ont ouvert le feu sur des tentes abritant des déplacés dans la zone d’Al-Mawasi, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Une femme de 31 ans est morte des suites de ses blessures après avoir été touchée par une frappe israélienne dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de l’enclave palestinienne. Et un homme est mort de ses blessures après avoir été atteint à la tête par un drone à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.
Plus de 1 300 morts
Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza se sont réduites, sans toutefois être interrompues, depuis l’annonce à la fin de juillet par le président américain, Donald Trump, d’une feuille de route américaine prévoyant notamment le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien. Le Hamas l’a acceptée, mais Israël l’a rejetée, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes de Gaza à un « véritable » désarmement du mouvement islamiste.
Selon le ministère de la santé placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations unies, les opérations israéliennes à Gaza ont fait plus de 1 300 morts depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, en octobre 2025. L’armée israélienne a annoncé la mort de cinq personnes dans ses rangs durant la même période, ainsi que celle d’un employé civil sous contrat.