Gérald Darmanin propose « un moratoire de trois ans sur l’immigration légale », en considérant que « [le pays est arrivé] à la limite de [ses] capacités d’intégration et d’assimilation », samedi 23 mai, dans un entretien au Journal du dimanche. « Il faut mettre fin à l’immigration telle qu’elle est aujourd’hui », poursuit le garde des sceaux, en estimant que « cette question devra être tranchée à la prochaine présidentielle ».
« Nous pourrions commencer par considérer que les titres de séjour délivrés pour le travail – ce qui est sans doute important dans certains secteurs d’activité – n’ouvrent plus droit au regroupement familial. Je propose également de réformer la Constitution pour permettre d’établir des quotas limitatifs – et non indicatifs comme c’est le cas aujourd’hui », développe le ministre de la justice.
A propos d’un référendum sur la question de l’immigration, Gérald Darmanin assure qu’il n’a « jamais eu peur de la parole donnée au peuple », et insiste : « Il faudra changer la Constitution. »
Edouard Philippe, prétendant à l’Elysée « le mieux placé »
Celui qui a été membre de la quasi-totalité des gouvernements sous la présidence d’Emmanuel Macron depuis 2017 – à l’exception de celui de Michel Barnier entre septembre et décembre 2024 – fait par ailleurs valoir qu’« il va se passer beaucoup de choses d’ici un an ».
« Je prendrai ma décision [d’être candidat ou non à l’élection présidentielle de 2027] en fonction du seul intérêt de mon pays », ajoute-t-il. A propos des prétendants à l’Elysée déjà déclarés, Gérald Darmanin estime qu’Edouard Philippe est « aujourd’hui le mieux placé ». « Il est capable de faire progresser sa candidature et de rassembler toutes ces tendances dans un esprit sincère d’écoute et dans un projet national où chaque Français comme chaque responsabilité a sa place. Il porte une grande responsabilité », ajoute-t-il.
L’ancien membre du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) a par ailleurs qualifié la candidature du patron de son parti, Renaissance, Gabriel Attal, de celle de la « social-démocratie progressiste » – en lui reconnaissant « beaucoup de qualités » et en faisant preuve de « respect et [d’une] sincère amitié » –, et celle du Républicain Bruno Retailleau comme celle de la « droite conservatrice ».