Gloria Origgi est philosophe et directrice de recherche au CNRS à Paris, au sein de l’Institut Jean-Nicod. Spécialiste en épistémologie sociale, elle est notamment l’autrice de La Réputation. Qui dit quoi de qui (PUF, 2015). Dans son dernier ouvrage, Philosophie de la ménopause (Flammarion, 192 pages, 14,90 euros), elle s’intéresse à cette métamorphose aussi universelle que méconnue.
La ménopause a été largement ignorée par la philosophie, y compris féministe…
Il n’existe pas vraiment de littérature spécifique sur la ménopause, à l’exception notable du livre de la philosophe féministe australienne Germaine Greer (Le Passage : l’expérience de la ménopause, Plon, 1992). La plupart du temps, la ménopause a été confondue avec la vieillesse : les deux sujets ont été traités ensemble. Ainsi, dans Le Deuxième Sexe (Gallimard, 1949), Simone de Beauvoir mentionne la ménopause dans le portrait assez dur qu’elle fait de la femme qui vieillit, qui perd son pouvoir de séduction.
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