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Haïti | Gangs et déplacements forcés : ce que documentent les archives de Rezo Nòdwès, d’Ariel Henry au CPT, puis à Fils-Aimé

Une recherche dans les archives de Rezo Nòdwès, de l’administration Ariel Henry au Conseil présidentiel de transition (CPT), puis au gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, retrace plusieurs vagues de déplacements forcés provoquées par les groupes armés « en mission« . Croix-des-Bouquets

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9 août 2026
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Haïti | Gangs et déplacements forcés : ce que documentent les archives de Rezo Nòdwès, d’Ariel Henry au CPT, puis à Fils-Aimé

  • by Rezo Nodwes
  • 9 août 2026
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Une recherche dans les archives de Rezo Nòdwès, de l’administration Ariel Henry au Conseil présidentiel de transition (CPT), puis au gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, retrace plusieurs vagues de déplacements forcés provoquées par les groupes armés « en mission« . Croix-des-Bouquets, Plaine du Cul-de-Sac, Tabarre, Carrefour-Feuilles, Solino, Nazon, Delmas, le centre-ville de Port-au-Prince, Pacot et Canapé-Vert figurent parmi les zones documentées. Les articles rapportent des familles contraintes d’abandonner leurs maisons, parfois à plusieurs reprises, pour trouver refuge dans des écoles, gymnases, bâtiments publics ou sites improvisés.

Du CPT à Fils-Aimé, cette dynamique ne disparaît pas : les archives font également état de fermetures, de relocalisations ou de perturbations touchant des établissements scolaires, structures sanitaires, tribunaux, administrations et médias. L’Institution du Sacré-Cœur, le Collège Saint-François d’Assise, le Gymnasium Vincent et plusieurs établissements du centre-ville apparaissent dans cette chronologie. Réunies sur plusieurs années, ces publications permettent de suivre, quartier après quartier, la permanence et l’extension géographique des violences armées et des déplacements internes dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

J’ai effectué une recherche ciblée dans les archives indexées de Rezo Nòdwès — rezonodwes.com en combinant les termes gangs, bandes armées, groupes armés, déplacés, déplacement forcé, familles en fuite, maisons abandonnées, écoles occupées, avec les principales zones touchées. La séquence documentaire est particulièrement nette entre l’administration Ariel Henry, le CPT et la période Alix Didier Fils-Aimé.

Une précision méthodologique s’impose : le moteur de recherche n’indexe pas nécessairement 100 % des anciennes pages de Rezo Nòdwès. Je ne présenterais donc pas cette première compilation comme l’intégralité absolue de la base de données du journal. En revanche, les articles ci-dessous sont retrouvés, datés, vérifiables et directement accessibles. Plusieurs d’entre eux contiennent eux-mêmes des récapitulatifs d’attaques antérieures, ce qui permet de reconstruire une véritable cartographie historique des déplacements.

L’un des premiers grands ensembles documentaires concerne avril-mai 2022, lorsque les affrontements entre 400 Mawozo et Chen Mechan provoquent l’exode de milliers d’habitants de Croix-des-Bouquets, de la Plaine du Cul-de-Sac et d’une partie de Tabarre.

La documentation de 2022 est donc importante parce qu’elle établit très tôt un phénomène qui deviendra structurel : les quartiers sont attaqués, les habitants partent, des sites improvisés apparaissent, puis certains déplacés tentent de rejoindre les villes de province. (Rezo Nòdwès)

L’année 2023 constitue un tournant dans les archives de Rezo Nòdwès. La violence ne concerne plus principalement les périphéries de Croix-des-Bouquets : elle atteint Tabarre, Carrefour-Feuilles, Solino et les institutions scolaires du centre de la capitale.

Carrefour-Feuilles constitue probablement le dossier le mieux documenté par Rezo Nòdwès sous Ariel Henry. Les archives permettent de suivre presque jour par jour le mécanisme : menaces → progression de Grand-Ravine → morts et incendies → départ massif → occupation des maisons abandonnées → installation de milliers de personnes dans des écoles et bâtiments publics → manifestations des déplacés réclamant une intervention de l’État. (Rezo Nòdwès)

La documentation postérieure permet d’identifier une deuxième transformation : la fuite gagne les rues administratives et historiques de Port-au-Prince.

Une enquête de la POHDH publiée ultérieurement par Rezo indique que, dès février 2024, des habitants de la rue du Centre, rue des Casernes, Magloire Ambroise, Oswald Durand, rue de l’Enterrement, rue de la Réunion, rue Charéron et environs avaient abandonné leurs domiciles pour échapper aux affrontements et aux balles. Le même rapport indique que 34 établissements sanitaires du centre-ville avaient fermé à partir de mars. (Rezo Nòdwès)

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