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Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe

(Première Partie) Par Robert Lodimus La corruption est criminogène. Surtout lorsqu’elle est pratiquée dans des institutions publiques qui sont investies du mandat de servir et de protéger les populations fragilisées. Quand la tragédie s’appellera Mi Laï [1], je me trancherai plus la gorge

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe
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22 juillet 2026
Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe
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Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe

  • by Rezo Nodwes
  • 22 juillet 2026
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La corruption est criminogène. Surtout lorsqu’elle est pratiquée dans des institutions publiques qui sont investies du mandat de servir et de protéger les populations fragilisées. 

     Quand la tragédie s’appellera Mi Laï [1], je me trancherai plus la gorge avec des mots inutiles sur la page à moitié vide de mes chagrins. Si la Rivière Massacre doit encore charrier d’autres cadavres dans le fleuve Artibonite, je ne m’amuserai plus avec des mots suspendus dans le temps qui nous écorche…Si jamais demain doit être encore un présent au goût de fiel, alors je crierai comme Shakespeare : « Déjà mort, il n’y a plus de mort possible. » Et juste en bas de mon épitaphe, on écrira ces deux phrases d’Heinrich Heine : « L’arme sied mieux que la couronne au cercueil du poète. Elle est le témoignage de sa fidélité aux luttes libératrices de l’humanité. »

                 (Robert Lodimus, Vers l’aube de la Libération, 1988, poésie)

     Les conséquences socioécomiques des pratiques de la corruption dans les sociétés planétaires du Nord et du Sud préoccupent au plus haut point les organismes qui œuvrent dans le domaine des Droits humains. Ce sujet est largement abordé et débattu dans les colonnes des médias écrits, sur les plateaux des chaînes de télévision et aux micros des journalistes de la presse parlée. 

     Une pléthore d’essayistes de renommée internationale ont rédigé des ouvrages importants sur les thèmes liés à la problématique de la misère. Avec des statistiques incontestables, ces grands chercheurs des milieux universitaires ont décrit dans des textes rédigés – avec toute la rigueur de la méthodologie et de la rationalité – les situations de pauvreté extrême, de privations honteuses et humiliantes qui déciment les gens du peuple.

     Tous les matins, les journaux nous vendent les détresses illustrées de l’univers en première page. Les yeux embués de larmes des enfants africains, latino-américains, asiatiques  rachitiques nous appellent à leur secours. Nous interpellent. Des vieillards au corps fatigué et meurtri sollicitent la commisération des dirigeants gouvernementaux qui demeurent pourtant irresponsables et impassibles. Les « Emmanuel Macron » des États autocrates souffrent de la surdité malveillante et de la cécité criminelle. La présence des « gilets jaunes » dans les rues de la France tous les samedis témoignait des sentiments de mépris affichés par les riches et leurs valets envers les petits salariés. La corruption est criminogène. Surtout lorsqu’elle est pratiquée dans des institutions publiques qui sont investies du mandat de servir et de protéger les populations fragilisées. Davos réunit chaque année une petite clique de « corrompus » qui viennent exposer leurs avoirs, leurs savoirs, leurs pouvoirs au visage émacié des victimes du système impérialiste.

     En matière d’extinction des vies humaines, la sous-alimentation opère des ravages dans les régions étranglées par les rudes conditions de la sécheresse. Lorsque ce n’est pas la famine qui contraint les familles à se déplacer, à abandonner leurs lieux d’origine, c’est la guerre. Ces conflits armés interethniques ou interétatiques sont provoqués par les multinationales qui s’enrichissent dans la fabrication et la vente d’armes de destruction massive. En tête de liste des pays assassins, nous retrouvons les États corrompus du G7. La bande des cosmocrates ne recule devant aucune entreprise financière et économique mafieuse. Elle est prête à tout. Elle détruit. Tue. Sans pitié. Pour les tyrannosaures de la communauté internationale, l’argent est plus important que la vie. Les États-Unis, la France, le Canada, l’Angleterre, Le Japon, l’Allemagne, la Grande Bretagne – sans aucune crainte de les nommer – sacrifient même leurs propres citoyens dans des guerres stupides qui visent à leur ouvrir la voie à des opérations de vol et de pillage à l’étranger. 

     L’Irak du défunt Saddam Hussein est devenu une terre de ruines et de désespoirs pour son peuple écrasé sous les mensonges et les bombes de George Bush. Que reste-t-il aujourd’hui de l’Égypte? Le pays des Pharaons et des pyramides n’est plus que l’ombre de lui-même. Les États occidentaux ont démoli toutes les structures de sa belle et grande civilisation.

     L’histoire retiendra sans nul doute que la cause des exploités et des misérables qui subissent les assauts répétés du néolibéralisme est juste. Elle mérite tous les sacrifices humains pour la défendre et pour la réparer. Pour que les Grecs arrivent aux portes de Troie – il faut se le rappeler – il y a eu une Iphigénie sacrifiée sur l’autel d’Agamemnon dressé en l’honneur de  Poséidon, le fils de Cronos et de Rhéa, dans la mythologie grecque. Les camarades de l’univers qui militent en faveur d’un « Changement sociétal », d’une « Révolution  politique et économique » – en remplacement du système néoesclagiste – doivent savoir qu’ils s’attaquent à des intérêts puissants et dangereux. Seulement, la lutte en vaut la peine. Dans ce combat noble, il y aura toujours quelqu’un pour ramasser le fusil et prendre la place de celle ou de celui qui tombé.

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