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Haïti | Insécurité — Deux Sud-Coréens kidnappés malgré une escorte de la PNH : un policier tué, le second otage libéré après un mois, rapporte le ministère sud-coréen des Affaires Etrangères

source: 아이티서 갱단에 납치된 한국인 2명 석방… »건강 양호 » :: 공감언론 뉴시스 :: PORT-AU-PRINCE, 2 septembre 2026 — Deux ressortissants sud-coréens employés par une entreprise coréenne en Haïti ont été libérés après avoir été enlevés le 31 juillet à Po

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2 septembre 2026
Haïti | Insécurité — Deux Sud-Coréens kidnappés malgré une escorte de la PNH : un policier tué, le second otage libéré après un mois, rapporte le ministère sud-coréen des Affaires Etrangères
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Haïti | Insécurité — Deux Sud-Coréens kidnappés malgré une escorte de la PNH : un policier tué, le second otage libéré après un mois, rapporte le ministère sud-coréen des Affaires Etrangères

  • by Rezo Nodwes
  • 2 septembre 2026
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source: 아이티서 갱단에 납치된 한국인 2명 석방… »건강 양호 » :: 공감언론 뉴시스 ::

PORT-AU-PRINCE, 2 septembre 2026 — Deux ressortissants sud-coréens employés par une entreprise coréenne en Haïti ont été libérés après avoir été enlevés le 31 juillet à Port-au-Prince par des hommes armés, a annoncé mercredi le ministère sud-coréen des Affaires étrangères. Le premier otage avait recouvré la liberté le 18 août ; le second a été libéré dans l’après-midi du 1er septembre. Tous deux sont en bonne santé, selon Séoul.

Le gouvernement sud-coréen n’a toutefois pas précisé si une rançon avait été versée aux ravisseurs pour obtenir leur libération, alors que les médias coréens rapportent qu’une demande d’argent avait été formulée après l’enlèvement. Séoul n’a pas davantage indiqué si des membres ou intermédiaires du gouvernement de doublure haïtien avaient participé à des négociations directes ou indirectes avec les groupes armés. Les circonstances exactes ayant conduit aux deux libérations demeurent ainsi non rendues publiques.

L’affaire présente une particularité sécuritaire majeure : les deux hommes circulaient sous escorte de la police haïtienne lorsqu’ils ont été interceptés. Une fusillade a opposé les assaillants aux policiers chargés de leur protection. L’un des agents a été grièvement atteint et est décédé des suites de ses blessures, selon les informations communiquées par la presse coréenne.

Les deux employés se rendaient à leur lieu de travail le matin du 31 juillet lorsqu’ils ont été capturés. Leur entreprise, inquiète de ne pas les voir arriver à l’heure habituelle, a alerté les autorités locales. Quelques heures plus tard, les ravisseurs ont utilisé le téléphone portable de l’un des otages pour contacter l’entreprise et réclamer une rançon. Ni le montant exigé ni l’existence d’un éventuel paiement n’ont été rendus publics.

L’identité du groupe armé responsable n’a pas davantage été communiquée. Les autorités sud-coréennes n’ont pas précisé les conditions exactes dans lesquelles les deux hommes ont été relâchés, ni indiqué si une négociation directe avec les ravisseurs avait été engagée. La première libération est intervenue après dix-huit jours de captivité, le 18 août ; le second otage est resté détenu jusqu’au 1er septembre, soit plus d’un mois après son enlèvement.

Dès que l’affaire a été portée à sa connaissance, le gouvernement sud-coréen a installé au ministère des Affaires étrangères un centre de protection des ressortissants à l’étranger et dépêché en urgence une équipe interministérielle sur le terrain. La Corée du Sud a travaillé avec la Police nationale d’Haïti, les autorités locales et les représentations diplomatiques de pays partenaires afin d’obtenir la libération des deux otages.

Le dossier a également fait l’objet d’une démarche diplomatique directe auprès du gouvernement haïtien. Le 1er août, la deuxième vice-ministre sud-coréenne des Affaires étrangères, Kim Jin-a, a présidé une réunion conjointe de crise. Le lendemain, elle s’est entretenue avec la ministre haïtienne des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, afin de réclamer la coopération des autorités haïtiennes pour assurer une libération « rapide et sûre » des deux ressortissants.

L’intervention sud-coréenne s’est déroulée dans des conditions logistiques particulièrement difficiles. Séoul ne dispose pas d’ambassade résidente à Port-au-Prince : l’ambassade de Corée du Sud en République dominicaine est compétente pour Haïti. Au moment de l’enlèvement, l’absence de liaison aérienne directe disponible vers Port-au-Prince et le contrôle de plusieurs axes terrestres par des groupes armés ont compliqué l’accès des responsables sud-coréens au territoire haïtien.

La Corée du Sud classe Haïti parmi les destinations frappées d’une interdiction de voyage depuis mai 2024. Les deux ressortissants enlevés disposaient cependant d’une autorisation exceptionnelle d’utilisation de leur passeport afin de poursuivre leurs activités professionnelles en Haïti. Environ 40 citoyens sud-coréens se trouveraient encore dans le pays. Séoul leur a demandé de rejoindre des zones considérées comme plus sûres et de réduire leurs déplacements au strict nécessaire.

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