Haïti : situation toujours dramatique à Cité Soleil
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En Haïti, la situation reste dramatique à Cité Soleil dix jours après de violents affrontements entre gangs rivaux qui ont fait des dizaines de morts et provoqué la fuite de plus de 10 000 habitants, selon l’Organisation internationale des migrations.
De nombreuses familles, dont les maisons ont parfois été incendiées, vivent toujours dans des centres d’accueil surpeuplés à Delmas, Tabarre et dans d’autres secteurs de la capitale. Selon Pierre Fritznel, responsable de l’organisation de défense des droits humains Combite pour la paix et le développement, les conditions de sécurité ne permettent toujours pas aux déplacés de regagner leur quartier. Cette nouvelle flambée de violence relance aussi les critiques contre un État quasiment absent de Cité Soleil depuis les attaques de gangs contre des institutions publiques en 2020. Alors que plusieurs centaines de soldats tchadiens ont récemment été déployés dans le cadre de la force multinationale de soutien à la police haïtienne, beaucoup d’Haïtiens jugent la réponse internationale et gouvernementale trop lente face à l’urgence sécuritaire.
Témoignage d’un entrepreneur haïtien
Nous recevons, en studio, l’entrepreneur Marc Alain Boucicault qui revient sur son parcours et sur les défis auxquels font face aujourd’hui les jeunes entrepreneurs haïtiens. Né à Port-au-Prince, formé aux États-Unis et passé par la Banque mondiale ainsi que la Banque interaméricaine de développement, celui que beaucoup présentent comme une figure inspirante de l’innovation en Haïti explique pourquoi il a choisi de revenir investir dans son pays. Au cours de cet entretien, il évoque aussi les difficultés de faire fonctionner un incubateur de start-up dans un climat marqué par la violence, les faiblesses structurelles qui freinent la création d’entreprises, le manque d’accompagnement économique, mais aussi l’impact de la corruption sur toute une génération de jeunes porteurs de projets.
La disparition de Totó la Momposina
La Colombie est en deuil après la mort de Totó la Momposina, figure emblématique des musiques traditionnelles des Caraïbes colombiennes, décédée hier (19 mai 2026) à l’âge de 85 ans. Sarah Krakovitch revient sur le parcours exceptionnel de l’artiste qui aura consacré plus de soixante ans à faire rayonner à travers le monde les rythmes afro-caribéens et autochtones comme la cumbia, le porro, le mapalé ou encore le bullerengue. Récompensée en 2015 par un Latin Grammy d’excellence musicale, Totó la Momposina laisse une empreinte majeure dans la culture latino-américaine. Pour le ministère colombien de la Culture, c’est « tout un chapitre de l’histoire culturelle colombienne » qui disparaît.
Journal de la 1ère
Le bac La Gabrielle qui assure la liaison maritime entre la Guyane et le Suriname.
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