La justice du Honduras a prononcé, mardi 1er septembre, un non-lieu à l’égard de l’ancien président du pays Juan Orlando Hernandez, déjà gracié par le président américain Donald Trump après avoir été condamné pour trafic de drogue aux Etats-Unis.
L’ex-dirigeant de 57 ans, président du Honduras entre 2014 et 2022, était accusé d’avoir détourné 2 millions de dollars (1,7 million d’euros) de fonds publics dans le cadre du financement de sa campagne présidentielle en 2013.
Un juge a estimé que l’ex-président « n’a pas autorisé » ni « administré » ces fonds, a affirmé à la presse Carlos Silva, porte-parole du pouvoir judiciaire. L’ex-président « n’a pas enregistré d’augmentation de son patrimoine », raison pour laquelle un « non-lieu définitif » a été prononcé, a ajouté M. Silva.
« Persécution politique »
« Aujourd’hui, ce chapitre de persécution politique se clôt », après celui déjà refermé aux Etats-Unis, s’est félicité Juan Orlando Hernandez devant le tribunal de Tegucigalpa, à l’issue de cette décision.
Condamné en 2024 aux Etats-Unis à quarante-cinq ans de prison pour trafic de drogue, il avait été gracié en novembre 2025 par Donald Trump et libéré en décembre de la même année. La justice américaine l’avait reconnu coupable d’avoir protégé et participé à un réseau qui a envoyé plus de 500 tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis.
L’ancien dirigeant est rentré dans son pays le 26 juillet, en remerciant le président américain.