En 2016, trois Français geeks se sont installés à New York pour concevoir un chatbot impertinent pour adolescents. Dix ans plus tard, leur start-up s’est imposée comme une plateforme pour l’intelligence artificielle (IA) incontournable dans l’écosystème technologique et comme un élément clé de la stratégie de l’entreprise affichant la première capitalisation boursière du monde.
[Le 3 septembre], Nvidia a annoncé un accord de rachat de leur entreprise d’IA, Hugging Face, pour environ 13 milliards de dollars [11 milliards d’euros], manière, pour le fabricant de semi-conducteurs, d’appuyer ses efforts pour contester la domination des modèles d’IA propriétaires d’OpenAI et d’Anthropic. L’opération contribue également à renforcer l’écosystème construit par Hugging Face autour des outils d’IA dits “à poids ouverts”, qui peuvent être téléchargés et modifiés librement [les données d’entraînement des modèles sous-jacents sont publiques].
Mais lorsque Clément Delangue et Julien Chaumond ont débarqué dans les bureaux à Manhattan du fonds de capital-risque Betaworks pour un “BotCamp”, un concours de start-up, en cet été caniculaire de 2016, leur objectif était plus modeste. Ils voulaient simplement construire un chatbot généraliste moins barbant que celui d’Apple, Siri. Nous étions plus de
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Open AI et Microsoft offrent leurs outils d’IA aux Maltais, une première en Europe
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