L’entrée en Bourse spectaculaire de SpaceX, vendredi 12 juin, la plus importante jamais réalisée, a braqué les projecteurs sur Wall Street, mettant en lumière la domination américaine en matière d’intelligence artificielle (IA). Mais les autres places mondiales ont également ressenti les secousses de cette mise sur orbite à 2 100 milliards de dollars (1 800 milliards d’euros). Au point de bousculer des hiérarchies solidement établies.
Il faudra désormais se méfier des sauts de puces. Vendredi 12 juin, un an et demi seulement après sa propre entrée sur le marché, l’entreprise de semi-conducteurs Kioxia est devenue la première capitalisation de la Bourse japonaise, détrônant le constructeur automobile Toyota qui avait régné sur le Kabuto-Cho pendant plus de vingt ans. Tout un symbole.
Lundi 15 juin, après l’annonce d’un protocole d’accord de paix entre l’Iran et les Etats-Unis, le fabricant de puces mémoire, indispensables au déploiement de l’IA, voyait de nouveau son cours s’envoler, portant sa valeur à près de 50 000 milliards de yens (269 milliards d’euros). L’ancienne filiale de Toshiba avait fait ses premiers pas en Bourse, en décembre 2024, en toute discrétion, sur la base d’une valorisation de 4,6 milliards d’euros.
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