La renommée de William Shakespeare est telle que même ses traducteurs sont associés à de grands noms de la littérature, comme François-Victor Hugo, le fils de Victor Hugo. D’autre part, le dramaturge anglais (1564-1616) a volontiers représenté le monde entier sur scène, rappelle The Observer, des forêts écossaises à l’Alexandrie de Cléopâtre. Dans Henry V – qui traite de l’expédition militaire se soldant par la victoire des Anglais à Azincourt, en 1415 –, le chœur s’exclame en introduction [dans la traduction de Victor Hugo] : “Mais pardonnez, gentils auditeurs, / au plat et impuissant esprit qui a osé / sur cet indigne tréteau produire / un si grand sujet ! / Ce trou à coqs peut-il contenir / les vastes champs de la France ?”

L’hebdomadaire londonien estime probable que “Shakespeare aurait été heureux de s’apercevoir que, quatre siècles après sa mort, il est devenu un dramaturge mondial, joué non seulement dans tous les endroits qu’il mentionnait, mais aussi dans bien d’autres dont il n’avait jamais entendu parler”.

Mais qu’aurait pensé Shakespeare de ses traductions ? Il “aurait sans doute approuvé le sous-titre de Daniel Hahn – le traduire est bel et bien un art improbable”, s’amuse The Observer, à propos d’If This Be Magic. The Unlikely Art of Shakespeare in Translation, par