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Inde : l’hospitalisation de Sonam Wangchuk, militant en grève de la faim, est une « détention illégale », dénonce sa femme

La police a mis fin de force samedi à la grève de la faim de Sonam Wangchuk, 59 ans, entamée il y a vingt jours pour dénoncer des fraudes massives aux examens universitaires. Sa femme, Gitanjali J. Angmo, a annoncé avoir saisi un tribunal de New Delhi.

Inde : l’hospitalisation de Sonam Wangchuk, militant en grève de la faim, est une « détention illégale », dénonce sa femme
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L’épouse d’une figure de la société civile indienne hospitalisée de force après vingt jours de grève de la faim pour dénoncer les fraudes aux examens universitaires a accusé, dimanche 19 juillet, le gouvernement de « détention illégale ».

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La police est intervenue samedi sur une esplanade de New Delhi pour interrompre le jeûne de Sonam Wangchuk, 59 ans, qui refusait de s’alimenter depuis le 28 juin pour obtenir la démission du ministre de l’éducation, Dharmendra Pradhan. Selon la police, il a été conduit dans un hôpital de la capitale, conformément à une décision de justice, en raison de « la détérioration de son état de santé » et « pour y recevoir les soins médicaux indispensables ».

L’épouse de Sonam Wangchuk, Gitanjali J. Angmo, a fait savoir dimanche sur X que son mari avait jusque-là refusé les soins proposés par l’hôpital et qu’elle n’avait « plus confiance » dans ses équipes médicales. « Ce ne sont pas des soins, cela relève de la détention illégale », a dénoncé Mme Angmo, ajoutant qu’elle avait saisi un tribunal de New Delhi pour obtenir son transfert. « Avec environ 30 officiers de police positionnés à notre étage et plus d’une bonne centaine déployés dans l’ensemble de l’hôpital, nos mouvements sont sérieusement limités », a-t-elle poursuivi.

Scandales dans l’enseignement supérieur

Libéré en mars après six mois de détention pour avoir manifesté pour l’autonomie de la région himalayenne du Ladakh, M. Wangchuk a rejoint en mai le mouvement de contestation du « parti du peuple des cafards ».

Créé en mai par un étudiant indien fraîchement diplômé aux Etats-Unis, ce mouvement en ligne tente de fédérer la colère qui gronde en Inde contre les ratés et scandales qui affectent les examens de l’enseignement supérieur.

En mai, une fraude a précipité l’invalidation d’un examen passé par 2 millions d’aspirants étudiants en médecine. Cette annulation a causé, selon les médias locaux, le suicide de plusieurs candidats.

En réaction à l’intervention de la police samedi, le fondateur des « cafards », Abhijeet Dipke, a annoncé qu’il entamait à son tour une « grève de la faim illimitée ». Plusieurs centaines de ses partisans étaient toujours réunis dimanche à New Delhi, avec l’intention de marcher lundi sur le Parlement dont s’ouvre la session estivale.

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Le Monde avec AFP

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