Le nouveau quartier se nomme La Bistoquette, en lisière de l’agglomération genevoise, adossé à la frontière française. Sous forme de coopérative d’habitation participative, ce lotissement de plusieurs centaines de logements, posé dans un cadre de verdure foisonnante, dispose de tous les attributs du repaire bobo : vélos-cargos à foison, zéro déchets et épicerie bio où l’on peut commander un matcha au lait d’avoine dans un gobelet compostable. Mais c’est en sous-sol d’un immeuble que le spectacle prend toute son ampleur, sans dénaturer l’esprit des lieux.
Là, dans un long corridor bétonné, derrière des portes sécurisées par un double contrôle (empreinte digitale et biométrie), une armada de serveurs informatiques clignotent et bourdonnent, dans la chaleur aussi sèche qu’étouffante provoquée par leur activité. Au cœur des machines, la température des microprocesseurs peut monter jusqu’à 82 degrés. Pourtant, le tout nouveau centre de données D4 d’Infomaniak, le leader suisse des services numériques, n’utilise aucune climatisation. L’air extérieur, savamment filtré et brassé, suffit à refroidir les machines. Mieux, la chaleur dégagée n’est pas perdue, mais injectée dans le réseau de chaleur du Grand Genève.
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