Le face-à-face a duré des heures, ravivant les souvenirs sombres des années 1990. Leur écharpe d’apparat autour du cou, une trentaine de protestants, membres de l’ordre d’Orange, déterminés à défiler dans un quartier catholique de Portadown, en Irlande du Nord, n’ont finalement pas pu parader, dimanche 27 septembre. Les quelque 2 000 manifestants qui dès l’aube s’étaient rassemblés pour empêcher le passage des orangistes et soutenir les habitants de Garvaghy Road, ont eu raison de la marche autorisée, in extremis, dans la nuit de samedi à dimanche par la justice.
Face à l’escalade des tensions provoquées par cette procession interdite depuis près de trente ans pour éviter les heurts entre communautés, le premier ministre britannique, Andy Burnham, a appelé au calme et dépêché le secrétaire d’Etat pour l’Irlande du Nord, Chris Bryant. Après discussions avec les principaux partis concernés, dimanche soir, ce dernier a reconnu qu’« aucune solution n’a[vait] encore été trouvée ». A l’issue de leur rencontre avec le représentant du gouvernement britannique, les responsables du Democratic Unionist Party (conservateur) lui ont donné « vingt-quatre à quarante-huit heures pour faire respecter la loi », au risque, sinon, de « lourdes conséquences ».
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