“Je voulais absolument arrêter les hormones, ça pesait sur mon bien-être psychique”, explique Jasmin Hoppe face caméra, tout en rassemblant ses longs cheveux en queue-de-cheval. La jeune femme est influenceuse, et compte plusieurs centaines de milliers d’abonnés sur TikTok et Instagram. Sous le hashtag #pilleabsetzen (“j’arrête la pilule”), elle raconte comment elle a renoncé à la contraception hormonale après douze années d’utilisation. Certes, la qualité de sa peau s’est dégradée depuis, explique cette spécialiste des contenus mode et beauté, mais surtout le voile des pensées négatives s’est enfin dissipé.

Plusieurs centaines de milliers de contenus similaires circulent sur les réseaux sociaux. Il s’agit pour la plupart de témoignages personnels, et beaucoup brossent un portrait bien peu flatteur de la pilule.

Un certain nombre de jeunes femmes s’inquiètent en effet des répercussions de la pilule sur leur santé mentale. Pourtant, elles se sentent contraintes d’opter pour une contraception hormonale par leurs gynécologues. À tort ou à raison ?

Les contraceptifs hormonaux comme la pilule, le stérilet, l’implant, le patch, l’anneau vaginal et les progestatifs injectables permettent d’éviter une grossesse non désirée grâce à des hormones de synthèse qui bloquent l’ovulation. Le te